FANTASTIC ACID
 

« L'univers du Free Jazz et du hull c'est pareil. Il faut du temps pour apprécier un morceau de Free Jazz, comme pour comprendre le design d'un hull »

 
 

Et le choix de ne shaper que ce type de planche dans sa forme la plus radicale et qui plus est uniquement à la main est tout autant insensé.

 
 
 
 

Le hull c'est avant tout l'histoire d'une carène planante développé sur le célèbre point de Rincon entre autre par Nat Young, Yater, Wayne Lynch et George Greenough. Qui peut bien avoir le non-sens de vouloir shaper aujourd'hui un design dont le grand publique semble désintéressé et qui plus est dans ses design les plus extrêmes ?

 
 

Vous avez connu les Lucky Bastard et leurs résines teintées qui ont conquis tout le monde jusqu'au Cambell Brothers. Et bien voici l'un des deux Batards Chanceux, Tristan Mausse.

 
 

Prenez un personnage de Wes Anderson, habillé par Emaeüs ou par le rayon petite fille de chez Zara et mixer le avec le romanesque et le poétique d'un film de Jim Jarmusch. Bien sur rien n'est calculé pour plaire à des fans ou pour coller à une image marketing. Pas de Facebook, juste un compte Instagram pour partager ses dernières boards et les derniers livres de ses éditions. On sent vite que le bonhomme pense à mille choses à la fois et semble pressé d'en finir avec chaque projet, mais jamais sans les bâclés, juste pour pouvoir passé sur un nouveau. Comme un enfant il est curieux de tout et autant avide de connaissances. Semblant en magasiner les infos aussi vite que les idées naissent.

 
 

En trois mois, Tristan à appris à joué du Saxophone et se permet des balades improvisées sur les rythmes Jazz de ses potes. Et puis comme ça ne lui suffisait pas, il décide de monter sa maison d'édition. Paraît-il que le grenier de papa maman regorge de livres. Octobre Rouge (le nom de sa maison d'édition), lui permet de diffuser ses propres ouvrages mais aussi de vous proposer des livres sur l'art, le jazz ou la poésie.

 
 

Et si vous lui demander ce que cela lui rapporte il vous dira « Rien, que dalle. Mais je le savais, je fais pas ça pour ça ! ». Non juste l'envie et le partage pour moteur, ce serait illogique de proposer de la merde juste pour de la thune.

 
 

Il semble tracé son chemin à la mesure de son style de planche. Rapide mais mesuré et tout en finesse, le tout survolant les tumultes déstabilisant et les courants noirs et froids. Un personnage aux dimensions romanesque qui pourrait aussi prendre place dans un livre de Steinbeck, passionné, vrai et putain de vivant !