THE MAGIC BAY
 

Il y a des endroits, des fins de routes qui nous marquent.  Je dois avouer que j’avais perdu le goût de ces découvertes de bout de jour, après avoir été secoué par le vent et la pluie quelques temps plus tôt le long de la côte Nicaraguayenne.  
 
La pluie et la grisaille d’une France dans ses premiers jours de janvier m’ont aidé à redorer l’estime que j’avais pour des jours loin de mon foyer. Clavier sous les doigts et carte bleu sur mon flanc droit, il ne me fallut pas plus de cinq minutes pour réserver un billet d’avion direction le continent africain, sur la côte ouest marocaine. Imsouane est un nom plein de sens pour ceux qui ont appris à se mettre debout sur une planche. Pour les autres, c’est un village de pêcheurs, perdu quelque part le long de la nationale marocaine. Ça sera ma destination pour un voyage court mais nécessaire, accompagné par la meilleure des partenaires de voyage. 

 
 
 
 

Avant de plonger dans le village, la route nous offre un avant-goût de ce que seront les prochains jours ; la baie se découvre sous nos yeux du haut de la falaise qui la surveille. Petit paradis perdu que les cartes postales auraient tendance à oublier, pour notre plus grand bonheur j’imagine.  

 
 

Les jours sont simples à Imsouane, la ferveur des rencontres se mélange aux odeurs fumées des poissons pêchés dans la matinée. Les habitants n’ont rien d’autre à offrir que leur immense bienveillance et quelques tasses de thé à la menthe. La vague de la baie est un point break qui démarre à l’entrée du port. Une droite longue et sereine qui nous offre une vue sur les falaises tout le long du voyage. Surfeurs et fidèles se croisent en procession lors de l’appel à la prière. Certains vont vers la Mosquée et d’autres répètent l’inlassable boucle qu’offrent les pointbreaks.   
 

 

Imsouane est une bulle, un dôme de simplicité et de repos que chacun rêve au moins une fois dans sa vie. Elle donne goût au voyage et à la rencontre. Bien plus qu’un spot de surf, c’est une ode au voyage.